Concert du Mardi 19 juillet à 20.30ProgrammeW.A. Mozart, Quintette à Cordes n°4 en sol Mineur, K.516 - Allegro
- Menuetto, Allegretto - Trio
- Adagio ma non troppo
- Allegro
ENTRACTE
A. Dvořák, Quatuor n°14 Op.105 - Adagio ma non troppo ; Allegro appassionato
- Molto Vivace
- Lento e molto cantabile
- Allegro non tanto
------ ------ Terminé le 16 Mai 1787, le quatrième quintette à cordes de Mozart K516 en sol mineur se démarque par sa tonalité mineure et un caractère sombre et passionné relativement rare dans la production de musique de chambre du compositeur viennois.
La formation de quintette à deux altos, alternative au quatuor à corde à l’époque classique n’a, à quelques rares exceptions près (dont un chef d’œuvre de Brahms), pas survécu au XVIIIème siècle. Le second alto permet au compositeur une grande liberté pour faire dialoguer le premier violon et le premier alto sans que soit affecté l’équilibre harmonique du groupe. De ce point de vue, les quintettes de Mozart peuvent être rapprochés de la Symphonie Concertante, double concerto pour violon et alto, instruments que Mozart, lui-même altiste virtuose, semble avoir particulièrement aimé faire dialoguer.
Compositeur extraordinairement prolifique, Dvořák a écrit pas moins de quinze quatuors tout au long de sa carrière, mais seul le très célèbre quatuor Américain a su conquérir une place dominante au répertoire. Le 14ème quatuor, Op.105 est la dernière pièce de musique de chambre qu’il ait achevée. Débuté à la fin de son séjour aux Etats-Unis, et achevé à son retour dans sa Bohème natale, le 14ème quatuor, comme d’ailleurs la vaste majorité de la production ultérieure du compositeur Tchèque, reprend les éléments et influences qu’il a su puiser dans la culture Américaine. Il fait ainsi usage d’harmonies propres aux Negro Spirituals, mais aussi de rythmes et de mélodies Indiennes qui ont fait le succès de la Symphonie du Nouveau Monde. Tout comme le quintette de Mozart, ce quatuor adopte une structure classique en quatre mouvements. Concert du jeudi 21 juillet à 20.30D. Scarlatti, Deux sonates F. Schubert, Impromptus F. Liszt, Paraphrase de concert sur Rigoletto ENTRACTE
J. Brahms, Sonate pour Violoncelle et piano Op. 99 - Allegro Vivace
- Adagio Affetuoso
- Allegro passionato
- Allegro Molto
----- ----- Aujourd’hui établie comme structure de concert classique traditionnelle, le récital est en réalité une forme relativement récente et doit sa naissance à un changement de conjoncture historique au début du XIXème siècle, avec la montée de la bourgeoisie et les transformations sociales qui s’ensuivent, y compris dans le monde musical. Si le récital est impensable seulement trente ans plus tôt, alors que le statut du musicien est toujours synonyme de celui de serviteur de quelque Prince ou Evêque, il se repend naturellement dans les années 1820 avec l’avènement de l’artiste virtuose, libre, revalorisé de façon héroïque, disposant d’un répertoire varié, et qui va s’imposer à partir de Beethoven partout en Europe, en un très court laps de temps.
C’est cependant à Franz Liszt (1811-1886), pionnier d’une grande tradition de musiciens romantiques à la virtuosité diabolique (il sera rapidement rejoint par le violoniste Paganini qui inaugurera le récital de violon) que l’on doit l’invention du terme « récital » pour désigner ce nouveau type de concert, dans lequel le virtuose, seul, est pour la première fois l’unique maître de la scène. Il choisit son programme, organise des tournées, et attire un public divers, en faisant payer l’entrée, autant de choses complètement impensables pour le musicien de Cour du XVIIIème siècle.
Emblématique de ce nouveau paradigme, la rhapsodie, forme virtuose dégagée des contraintes formelles classiques, voit son apparition. La Rigoletto Rhapsodie « Paraphrase de Concert », que Jean-Paul Pruna interprétera ce soir était à l’époque l’occasion pour le compositeur-interprète de déployer son art avec flamboyance autour d’un thème dont il n’était pas nécessairement l’auteur (c’est en effet à Verdi que l’on doit l’opéra Rigoletto dont le thème de l’œuvre de Liszt est issu).
Le programme de ce soir comprend également deux sonates du compositeur baroque Scarlatti. Celui-ci a écrit pas moins de 555 sonates pour clavecin (toutefois nettement plus courtes que les sonates romantiques du XIXème siècle). Jean-Paul Pruna interprètera également des impromptus de Schubert, puis sera rejoint par le violoncelliste Bartholomew Lafolette en deuxième partie dans la seconde sonate de Brahms pour violoncelle et piano. Concert du vendredi 22 juillet à 20.30G. Fauré, Mélodies de Venise (extraits)
F. Poulenc - "Violon"
(Fiançailles pour rire)
- "Tu vois le feu du soir"
(Miroirs brûlants) - "Avant le cinéma"
(Quatre poèmes de Guillaume Apollinaire)
M. Ravel, Histoires naturelles (extraits) E. Satie, Trois mélodies - La statue de bronze
- Daphénéo
- Le chapelier
C. Saint-Saëns, L’attente
H. Berlioz, "L’île Inconnue" (Les Nuits d’été)
ENTRACTE
S. Rachmaninov, Trio Elegiaque n°1 en sol mineur
H.Wolf - "Die ihr schwebet" (Spanisches liederbuch)
- "Elfenlied" (Mörike-Lieder)
E. Chausson - Sérénade italienne
- Chanson perpétuelle
---- Réservations---- Le programme de cette soirée mêle deux genres rarement combinés : chant lyrique et musique de chambre. Il met aussi en scène les deux facettes d’une même période : aux accents tragiques de Chausson et au lyrisme ténébreux de Rachmaninov répondent l’humour, l’esprit, l’éclectisme et la légèreté impressionniste des compositeurs français de la belle époque. La Chanson Perpétuelle de Chausson, œuvre tourmentée, réunit dans une même formation piano, chant et quatuor à cordes avec le plus grand succès. Le Trio Elégiaque, œuvre de jeunesse d’un compositeur de 19 ans, annonce, par ses mélodies envoûtantes et son originalité harmonique, le Rachmaninov de la maturité. ↑ Haut de la pageConcerte du samedi 23 juillet à 20.30Programme F. Mendelssohn, Concerto pour violon en ré mineur
Brahms, Danses Hongroises pour quatre mains
ENTRACTE
F. Mendelssohn, Octuor à cordes Op. 20 - Allegro moderato ma con fuoco
- Andante
- Scherzo
- Presto
---- ---- Si l’on considère généralement Mozart comme la quintessence de l’enfant prodige, on oublie trop souvent que Mendelssohn fut peut être plus précoce, et certainement plus prolifique encore dans son enfance. A 12 ans, il suscite l’admiration de Goethe tant par ses dons musicaux que par son immense culture et sa maturité d’adulte. A 16 ans, Mendelssohn a déjà composé ses douze symphonies pour orchestre à cordes, sa symphonie en ut, cinq concertos, d’innombrables œuvres de musique de chambre. Plus significatif encore, deux des chefs d’œuvres pour lesquels il est aujourd’hui considéré comme l’un des grands compositeurs romantiques, l’octuor à cordes et l’ouverture du Songe d’une Nuit d’Eté, sont composées lorsque le compositeur a respectivement 16 et 18 ans.
Ce sont donc deux œuvres de jeunesse que réunit ce programme. Le concerto en ré mineur, longtemps oublié, s’inscrit dans la tradition concertante classique et a des accents mozartiens très marqués. Cette pièce d’une extraordinaire fraicheur démontre l’incontestable maturité compositionnelle du compositeur alors âgé de 13 ans. L’Octuor Op.20 est un des sommets incontestés du répertoire de musique de chambre, et une œuvre d’un enthousiasme et d’une vigueur toute juvénile. Concert du dimanche 24 juillet à 17.30 Programme J. Brahms, Quintette avec Piano Op.34 - Allegro non troppo
- Andante, un poco Adagio
- Scherzo, Allegro - Trio
- Finale. Poco sostenuto – Allegro non troppo
ENTRACTE
Airs d’Opéra
C.W.Gluck "Che faro senza Euridice" (Orfeo ed Euridice)
G.F. Haendel - "Svegliatevi nel core" (Giulio Cesare)
- Mi lusinga "il dolce affetto", (Alcina)
W.A.Mozart - "Se l'augellin sen fugge" (La finta giardiniera)
- "Va pure ad altri in braccio" (La finta giardiniera)
- "Voi che sapete" (Le nozze di Figaro)
----- Réservations -----
Comme de nombreuses œuvres de Johannes Brahms, le Quintette avec piano Opus 34, composé en 1864, a connu plusieurs remaniements avant de trouver sa formation définitive. Conçu à l’origine comme un quintette à deux violoncelles, il reçu l’approbation enthousiaste mais non dénudée de réserves de la part des deux amis du compositeur : le violoniste Joseph Joachim et Clara Schumann. L’œuvre fut ensuite remaniée comme sonate à deux pianos, avec si peu de succès que Clara écrivit à Brahms qu’elle sonnait au mieux comme un arrangement et qu’il fallait à tout prix la retravailler. Plus de deux ans après les premières esquisses, Brahms signait enfin son Quintette avec piano ; le chef d’orchestre Herman Levi décréta qu’il était « de toute beauté » et félicita son auteur pour avoir « transformé une sonate ennuyeuse en chef d’œuvre de musique de chambre ». Œuvre tourmentée et généreuse, le Quintette avec Piano de Brahms est certainement l’une des compositions les plus abouties pour cette formation, et occupe une place de choix dans le catalogue du grand compositeur Allemand.
La Fête Musicale de la Forêt 2011 se termine cette année par une sélection d’airs d’Opéras de l’époque classique et baroque, accompagnés pour la première fois dans l’histoire du Festival par un orchestre à cordes plutôt qu’avec une réduction de piano. Les airs de Mozart ont eu à subir une adaptation pour pallier à l’absence des instruments à vent de l’orchestre mozartien. ↑ Haut de la page |
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